Funestes "pluies d'été" au Proche-Orient [Actu, Guerre, Israël, Palestine, Liban, Hezbollah]
Depuis presque une semaine, le Moyen-Orient s’embrase et brise tous les rêves de rétablissement du conflit Israélo-palestinien, de normalisation de la Zone, de reconstruction de la souveraineté libanaise… Un conflit à commencé, entre le Hezbollah Chiite et l’Etat d’Israel, et s’est déplacé sur le territoire libanais, provoquant une nouvelle destruction de l’ancien « Monaco du Moyen-Orient ». Pourtant, on ne peut encore dire si le conflit restera confiné dans le pays ou si il va s’étendre à toute la région, voir à tout le globe. Il s’agit dans tous les cas d’une situation très préoccupante, dont il faut connaître les tenants et les aboutissants, tout en conservant une vision nuancée, éloignée de toute interprétation manichéenne. C’est ce que je vais tenter de faire dans cet article en séparant les faits des prises de positions nationales afin de mettre en valeur les risques d’embrasement futurs.
~~ Déroulement du conflit ~~
La crise a débuté, le 24 juin 2006, par la prise d’otage de Gilad Shalit, jeune tankiste israélien, par les palestiniens. Ce raid a été revendiqué par trois groupes : les Brigades Ezzedine Al-Qassam (l'aile armée du Hamas), les Comités populaires de la résistance (une nébuleuse radicale rassemblant des miliciens du Hamas et du Fatah), ainsi que l'Armée de l'islam, un groupuscule inconnu jusqu'alors. Ehoud Olmert a alors refusé de négocier un échange de prisonniers pour libérer le soldat et a au contraire, dès la nuit du 27 au 28 juin, fait mener un raid israélien à Nousseirat, contre une centrale électrique qui fournit près de 70% de l’électricité dans la bande de Gaza. Les frappes aériennes contre la région palestinienne ont continué en début juillet, s’étendant même à la Cisjordanie.
Le 12 juillet 2006, tout s’enflamme quand le Hezbollah enlève 2 soldats israéliens, Ehud Goldwasser et Eldad Reguev, en territoire israélien. Les enlèvements sont une spécialité du Hezbollah, et dans ce climat explosif, Israël n’a pas laissé passer cette action. Cela a au contraire marqué le début d'actions militaires menées par Tsahal au Liban.
Depuis lors, le sud du Liban, bastion du Hezbollah, est devenu le terrain d’affrontement entre musulmans et juifs. Les forces militaires israéliennes bombardent sans relâche le Sud Liban, dans l’opération nommée « pluie d’été ». Cette situation rappelle dangereusement celle de 1982 qui a ruiné le pays et a provoqué la guerre civile au Liban. Une fois de plus, le pays se retrouve au milieu des bombes et n’a pas le pouvoir de repousser les assauts d’Israël. Pendant ce temps là, les tirs de roquette du Hezbollah se succèdent sur le territoire d’Israël. On dénombre déjà plus de 700 tirs depuis mercredi. Il semble donc que le Hassan Nasrallah veuille montrer sa force de frappe et alimente ainsi la dangereuse escalade de la violence. Aucun camp ne semble pour l’instant prêt à céder à l’autre puisque l'état hébreu a renouvelé sa vive détermination à neutraliser le Hezbollah.
Dans ces circonstances, c’est une véritable lutte à mort qui s’engage, avec un Liban pris au milieu des bombes, qui ne parvient à contrôler les pouvoirs qui font force sur son territoire.
~~ Divergences géopolitiques ~~
Si le Hezbollah et Israël ne semblent pas prêts à arriver à un accord, ils ne sont pas les seuls engagés dans le conflit. Le Liban affirme qu’il s’agit d’un conflit qui ne le concerne pas, mais le Hezbollah est bel et bien implanté sur son territoire et jouit du soutient d’une grande partie de l’opinion publique. Le pays, affaibli et en perte totale de souveraineté, ne peut prendre position et se contente de subir les assauts. Ce n’est pas le cas de l’Iran, ni même de la Syrie. L’ayatola Ali Khamenei, le guide suprême de l’Iran, a même fait l’éloge du Hezbollah libanais pour sa lutte contre la « tumeur infectée » du sionisme dans la région. De plus, l’Iran a décidé de se tenir « aux côtés » du peuple Syrien, avertissant qu’Israël aurait des « pertes inimaginables » s’il s’attaquait à la Syrie. De son côté, la Syrie ripostera « directement » et par « tous les moyens » à toute attaque israélienne, comme l’a déclaré dimanche le ministre Syrien de l’information, Mohsen Bilal. On peut aussi craindre une coalitionde toute la ligue Arabe, contre l’Etat d’Israël, et donc un embrasement de toute la région.
Les Chefs d’Etats des grandes puissances, réunis à Saint-Pétersbourg pour le sommet du G8, ont adopté une résolution qui se veut ferme et équilibrée, mais dont l'impact sur le terrain reste à démontrer, tant leurs demandes semblent difficiles à réaliser. "La priorité la plus urgente est de créer les conditions à un arrêt durable des violences", indiquent les Huit. Ils demandent "le retour des soldats israéliens enlevés sains et saufs de Gaza et du Liban, l'arrêt des bombardements du territoire israélien, l'arrêt des opérations militaires israéliennes" au Liban et à Gaza, "le retrait rapide des forces israéliennes de Gaza, et enfin la libération des ministres et parlementaires palestiniens arrêtés". Le G8, dont les Etats-Unis font partie, se prononce en faveur de l'envoi par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une mission internationale d'observation et de sécurité au Liban-sud, fief du Hezbollah. C’est donc une résolution largement démagogique qui a été adoptée, dans le but de ne froisser personne et de calmer le jeu.
Pourtant, au-delà de ce texte de circonstance, on sent bien que les intérêts restent divergents. Effectivement, si le texte dénonce les "extrémistes" et ceux qui les soutiennent, il ne nomme pas ces derniers. Au contraire, Washington a clairement mis en cause la Syrie et l'Iran. De même, la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a rejeté ouvertement les appels pour un cessez-le-feu immédiat, déclarant devant la presse que si l'on ne traitait pas les causes de fond du conflit, la situation pourrait encore empirer. Pendant ce temps, le président George W. Bush a aussi réaffirmé qu'Israël avait "tout à fait le droit de se défendre contre les attaques terroristes". Ainsi, les Etats-Unis, bien que prudents, continuent de soutenir Israël. De même, si les Etats-Unis évoquent l’usage de l’ONU et du droit international, ils ne condamnent pas l’usage de « bombes à charge spéciales » par Israël ; armes prohibées internationalement, que ce soit des bombes à implosion, des bombes à vide ou des bombes au phosphore.
La Russie de son côté, est déjà accusée d’aider l’Iran à accéder au nucléaire et est en situation de crispation profonde envers les pays occidentaux pour ce qui est du transport du Gaz. Effectivement, les Russes sont réticents à laisser les Occidentaux participer à l'extraction et au transport de leur gaz, tandis que les Occidentaux sont peu enclins à laisser le groupe russe Gazprom acquérir des réseaux de distribution en Europe. Dans ce conflit, la Russie est accusée de ne pas chercher à convaincre l’Iran de désarmer le Hezbollah et de jouer le jeu des pays arabes au détriment d’Israël. Il ne faut pas oublier que la Corée du Nord, voir même la Chine, se placeraient facilement dans le camp de la Russie et de l’Iran en cas d’opposition radicale ; au risque de voir les anciens blocs de la guerre froide s’affronter à nouveau.
Dans tout ça, l’Europe, par sa faiblesse, est peut-être la seule à pouvoir calmer le jeu. Jacques Chirac s’est déjà exprimé sur le sujet en demandant la démilitarisation des toutes les milices libanaises et a affirmé son amitié et son soutien au Liban. De même, Javier Solana, le Haut représentant de l'Union européenne pour la politique extérieure est arrivé au Liban. Il doit s'entretenir à Beyrouth avec le Premier ministre Fouad Siniora. Mais on peut se demander si l’attitude européenne est réellement capable d’apaiser les choses, ou si elle n’est qu’une marque de faiblesse et d’incapacité à agir. Tout se présente comme si les « puissances européennes », prises dans leurs trop nombreuses amitiés et les enjeux de leurs anciennes colonies, allaient rapidement se retrouver exclues du règlement de la crise et ne tenir qu’un rôle d’observateur. Peut-être est-ce d’ailleurs la meilleure position à tenir !
~~ Des perspectives péssimistes ~~
Doit-on rappeler que la première guerre mondiale a commencé par l’assassinat de l’archiduc Fançois-Ferdinan à Sarajevo par un anarchiste indépendant pour se souvenir que les grands conflits peuvent naître de « petites étincelles » ? Sur fond de crises pétrolières, nucléaires et diplomatiques, les alliances se sont formées. Le Liban est au cœur de l’actualité, une fois de plus, et pourrait, à son insu, être l’origine d’un déferlement de violence planétaire. Les intérêts des puissances mondiales sont contradictoires et on en appelle aux organisations internationales pour détendre les relations. Pourtant, l’ONU, comme l’a prouvé l’attaque Américaine en Irak, a perdu tout pouvoir et toute légitimité. La situation peut vite dégénérer et, plus que la destruction déplorable du Liban, c’est bien une destruction de tout l’équilibre des Nations qui est à craindre. En temps qu’Européen toutefois, on peut se féliciter de notre faiblesse. Peut-être celle-ci nous empêchera t’elle d’envenimer la crise en prenant parti pour l’un ou l’autre des protagonistes.
[Debat] Quel avenir pour le conflit Israelo-Palestinien ?
[Analyse] Israel et le monde Arabe de 1947 à 2002
[Dossier] Mars 05 - Liban - "La révolution du Cèdre"
[Livre] L'histoire de l'Autre, Collectif
[Voyages] Le Liban
Liens Externes : (Suivant la politique éditoriale des revues utilisées, il se peut que certains articles ne soient plus disponibles au moment où vous lisez cette revue de presse. Seul Certain liens inactifs ont été retirés)
« Israël envisage une vaste opération militaire pour libérer le soldat enlevé par les Palestiniens », LE MONDE, 27.06.06, Gilles Paris
LE MONDE, Visuel interactif, L’offensive israélienne à Gaza
Stratégies communes entre le Hezbollah et les groupes palestiniens, 20Minutes.fr avec AFP, 15.07.06,
Enlèvement de soldats israéliens, article de Wikipedia
Le Monde Vidéo : Beyrouth est la cible d’attaques Israéliennes, 17.07.06
L'aviation israélienne intensifie ses frappes, le Hezbollah tire de nouveau des roquettes sur Haïfa LEMONDE.FR | 16.07.06
Courrier International 17/07/2006 : Le G8 et l'ONU préparent l'envoi d'une force internationale au Liban-sud
Le Liban accuse Israël de recourir à des armes prohibées internationalement
AFP 16.07.06 | LEMONDE.FR
Courrier international : Par Nagib KHAZZAKA 16/07/2006 - Israël pourchasse le Hezbollah, les Libanais otages, 8 morts en Israël
Courrier International : Par Michel VIATTEAU 16/07/2006 - Le G8 appelle Israël et le Hezbollah à cesser leurs offensives
Retour à Dossiers
~~ Déroulement du conflit ~~
La crise a débuté, le 24 juin 2006, par la prise d’otage de Gilad Shalit, jeune tankiste israélien, par les palestiniens. Ce raid a été revendiqué par trois groupes : les Brigades Ezzedine Al-Qassam (l'aile armée du Hamas), les Comités populaires de la résistance (une nébuleuse radicale rassemblant des miliciens du Hamas et du Fatah), ainsi que l'Armée de l'islam, un groupuscule inconnu jusqu'alors. Ehoud Olmert a alors refusé de négocier un échange de prisonniers pour libérer le soldat et a au contraire, dès la nuit du 27 au 28 juin, fait mener un raid israélien à Nousseirat, contre une centrale électrique qui fournit près de 70% de l’électricité dans la bande de Gaza. Les frappes aériennes contre la région palestinienne ont continué en début juillet, s’étendant même à la Cisjordanie.
Le 12 juillet 2006, tout s’enflamme quand le Hezbollah enlève 2 soldats israéliens, Ehud Goldwasser et Eldad Reguev, en territoire israélien. Les enlèvements sont une spécialité du Hezbollah, et dans ce climat explosif, Israël n’a pas laissé passer cette action. Cela a au contraire marqué le début d'actions militaires menées par Tsahal au Liban.
Depuis lors, le sud du Liban, bastion du Hezbollah, est devenu le terrain d’affrontement entre musulmans et juifs. Les forces militaires israéliennes bombardent sans relâche le Sud Liban, dans l’opération nommée « pluie d’été ». Cette situation rappelle dangereusement celle de 1982 qui a ruiné le pays et a provoqué la guerre civile au Liban. Une fois de plus, le pays se retrouve au milieu des bombes et n’a pas le pouvoir de repousser les assauts d’Israël. Pendant ce temps là, les tirs de roquette du Hezbollah se succèdent sur le territoire d’Israël. On dénombre déjà plus de 700 tirs depuis mercredi. Il semble donc que le Hassan Nasrallah veuille montrer sa force de frappe et alimente ainsi la dangereuse escalade de la violence. Aucun camp ne semble pour l’instant prêt à céder à l’autre puisque l'état hébreu a renouvelé sa vive détermination à neutraliser le Hezbollah.
Dans ces circonstances, c’est une véritable lutte à mort qui s’engage, avec un Liban pris au milieu des bombes, qui ne parvient à contrôler les pouvoirs qui font force sur son territoire.
~~ Divergences géopolitiques ~~
Si le Hezbollah et Israël ne semblent pas prêts à arriver à un accord, ils ne sont pas les seuls engagés dans le conflit. Le Liban affirme qu’il s’agit d’un conflit qui ne le concerne pas, mais le Hezbollah est bel et bien implanté sur son territoire et jouit du soutient d’une grande partie de l’opinion publique. Le pays, affaibli et en perte totale de souveraineté, ne peut prendre position et se contente de subir les assauts. Ce n’est pas le cas de l’Iran, ni même de la Syrie. L’ayatola Ali Khamenei, le guide suprême de l’Iran, a même fait l’éloge du Hezbollah libanais pour sa lutte contre la « tumeur infectée » du sionisme dans la région. De plus, l’Iran a décidé de se tenir « aux côtés » du peuple Syrien, avertissant qu’Israël aurait des « pertes inimaginables » s’il s’attaquait à la Syrie. De son côté, la Syrie ripostera « directement » et par « tous les moyens » à toute attaque israélienne, comme l’a déclaré dimanche le ministre Syrien de l’information, Mohsen Bilal. On peut aussi craindre une coalitionde toute la ligue Arabe, contre l’Etat d’Israël, et donc un embrasement de toute la région.
Les Chefs d’Etats des grandes puissances, réunis à Saint-Pétersbourg pour le sommet du G8, ont adopté une résolution qui se veut ferme et équilibrée, mais dont l'impact sur le terrain reste à démontrer, tant leurs demandes semblent difficiles à réaliser. "La priorité la plus urgente est de créer les conditions à un arrêt durable des violences", indiquent les Huit. Ils demandent "le retour des soldats israéliens enlevés sains et saufs de Gaza et du Liban, l'arrêt des bombardements du territoire israélien, l'arrêt des opérations militaires israéliennes" au Liban et à Gaza, "le retrait rapide des forces israéliennes de Gaza, et enfin la libération des ministres et parlementaires palestiniens arrêtés". Le G8, dont les Etats-Unis font partie, se prononce en faveur de l'envoi par le Conseil de sécurité de l'ONU d'une mission internationale d'observation et de sécurité au Liban-sud, fief du Hezbollah. C’est donc une résolution largement démagogique qui a été adoptée, dans le but de ne froisser personne et de calmer le jeu.
Pourtant, au-delà de ce texte de circonstance, on sent bien que les intérêts restent divergents. Effectivement, si le texte dénonce les "extrémistes" et ceux qui les soutiennent, il ne nomme pas ces derniers. Au contraire, Washington a clairement mis en cause la Syrie et l'Iran. De même, la secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, a rejeté ouvertement les appels pour un cessez-le-feu immédiat, déclarant devant la presse que si l'on ne traitait pas les causes de fond du conflit, la situation pourrait encore empirer. Pendant ce temps, le président George W. Bush a aussi réaffirmé qu'Israël avait "tout à fait le droit de se défendre contre les attaques terroristes". Ainsi, les Etats-Unis, bien que prudents, continuent de soutenir Israël. De même, si les Etats-Unis évoquent l’usage de l’ONU et du droit international, ils ne condamnent pas l’usage de « bombes à charge spéciales » par Israël ; armes prohibées internationalement, que ce soit des bombes à implosion, des bombes à vide ou des bombes au phosphore.
La Russie de son côté, est déjà accusée d’aider l’Iran à accéder au nucléaire et est en situation de crispation profonde envers les pays occidentaux pour ce qui est du transport du Gaz. Effectivement, les Russes sont réticents à laisser les Occidentaux participer à l'extraction et au transport de leur gaz, tandis que les Occidentaux sont peu enclins à laisser le groupe russe Gazprom acquérir des réseaux de distribution en Europe. Dans ce conflit, la Russie est accusée de ne pas chercher à convaincre l’Iran de désarmer le Hezbollah et de jouer le jeu des pays arabes au détriment d’Israël. Il ne faut pas oublier que la Corée du Nord, voir même la Chine, se placeraient facilement dans le camp de la Russie et de l’Iran en cas d’opposition radicale ; au risque de voir les anciens blocs de la guerre froide s’affronter à nouveau.
Dans tout ça, l’Europe, par sa faiblesse, est peut-être la seule à pouvoir calmer le jeu. Jacques Chirac s’est déjà exprimé sur le sujet en demandant la démilitarisation des toutes les milices libanaises et a affirmé son amitié et son soutien au Liban. De même, Javier Solana, le Haut représentant de l'Union européenne pour la politique extérieure est arrivé au Liban. Il doit s'entretenir à Beyrouth avec le Premier ministre Fouad Siniora. Mais on peut se demander si l’attitude européenne est réellement capable d’apaiser les choses, ou si elle n’est qu’une marque de faiblesse et d’incapacité à agir. Tout se présente comme si les « puissances européennes », prises dans leurs trop nombreuses amitiés et les enjeux de leurs anciennes colonies, allaient rapidement se retrouver exclues du règlement de la crise et ne tenir qu’un rôle d’observateur. Peut-être est-ce d’ailleurs la meilleure position à tenir !
~~ Des perspectives péssimistes ~~
Doit-on rappeler que la première guerre mondiale a commencé par l’assassinat de l’archiduc Fançois-Ferdinan à Sarajevo par un anarchiste indépendant pour se souvenir que les grands conflits peuvent naître de « petites étincelles » ? Sur fond de crises pétrolières, nucléaires et diplomatiques, les alliances se sont formées. Le Liban est au cœur de l’actualité, une fois de plus, et pourrait, à son insu, être l’origine d’un déferlement de violence planétaire. Les intérêts des puissances mondiales sont contradictoires et on en appelle aux organisations internationales pour détendre les relations. Pourtant, l’ONU, comme l’a prouvé l’attaque Américaine en Irak, a perdu tout pouvoir et toute légitimité. La situation peut vite dégénérer et, plus que la destruction déplorable du Liban, c’est bien une destruction de tout l’équilibre des Nations qui est à craindre. En temps qu’Européen toutefois, on peut se féliciter de notre faiblesse. Peut-être celle-ci nous empêchera t’elle d’envenimer la crise en prenant parti pour l’un ou l’autre des protagonistes.
~~ Voir plus loin ~~
sur Stratogeo :
[Debat] Quel avenir pour le conflit Israelo-Palestinien ?
[Analyse] Israel et le monde Arabe de 1947 à 2002
[Dossier] Mars 05 - Liban - "La révolution du Cèdre"
[Livre] L'histoire de l'Autre, Collectif
[Voyages] Le LibanLiens Externes : (Suivant la politique éditoriale des revues utilisées, il se peut que certains articles ne soient plus disponibles au moment où vous lisez cette revue de presse. Seul Certain liens inactifs ont été retirés)
« Israël envisage une vaste opération militaire pour libérer le soldat enlevé par les Palestiniens », LE MONDE, 27.06.06, Gilles Paris
LE MONDE, Visuel interactif, L’offensive israélienne à Gaza
Stratégies communes entre le Hezbollah et les groupes palestiniens, 20Minutes.fr avec AFP, 15.07.06,
Enlèvement de soldats israéliens, article de Wikipedia
Le Monde Vidéo : Beyrouth est la cible d’attaques Israéliennes, 17.07.06
L'aviation israélienne intensifie ses frappes, le Hezbollah tire de nouveau des roquettes sur Haïfa LEMONDE.FR | 16.07.06
Courrier International 17/07/2006 : Le G8 et l'ONU préparent l'envoi d'une force internationale au Liban-sud
Le Liban accuse Israël de recourir à des armes prohibées internationalementAFP 16.07.06 | LEMONDE.FR
Courrier international : Par Nagib KHAZZAKA 16/07/2006 - Israël pourchasse le Hezbollah, les Libanais otages, 8 morts en Israël
Courrier International : Par Michel VIATTEAU 16/07/2006 - Le G8 appelle Israël et le Hezbollah à cesser leurs offensives
Retour à DossiersPour donner votre avis sur cet article, utilisez la fonction "Ajouter un commentaire"
Publicité