UE : Un nouveau projet de constitution ? [Débat, Actu, Europe]

Publié le par Pauline Prodhome


Le 29 mai 2005, le "projet de constitution pour l'Europe" n'a pas été ratifié par le France. Jugé trop libéral, trop soumis aux USA, trop novateur ou au contraire pas assez, il a été refusé, faisant tomber ainsi tous les processus de ratification Européen.

Les Pro-traités ont accusé "le mauvais-choix" des citoyens, tandis que les anti-traités nous ont assuré que cela permettrait d'en discuter un nouveau.

Ce qu'il est amusant de noter, c'est que les français ont rejetté la partie 3 du traité, qui était justement le regroupement dans un seul texte, de tout ce qui existait déjà. Les français ont-ils dit clairement NON à l'Europe, ou bien ont-il réellement cru qu'on pourrait le faire changer.

Depuis plus d'un an, nous n'avons pas beaucoup avancé sur cette affaire. Les positions pro et anti traités sont restées inchangées, et toujours aussi incomprises par le camp opposé. Alors, je m'interroge : qu'en est-il du projet de constitution ? Est-il possible d'en rediscuter un autre ? Sur quelle base ? Quelles seront les nouveautés ? Que faire des textes précédents en cas d'adoption d'un nouveau texte qui s'y oppose ? Les puissances européennes (dont la Grande Bretagne) accepteront-elles de voter un texte qui correspondrait plus aux désirs du peuple français ? Autant de questions qui restent en suspend et qu'il faut aborder de toute urgence.

A vos claviers !




  Retour à Débats

Pour donner votre avis sur cet article et relancer le débat, utilisez la fonction "Ajouter un commentaire"

Publié dans www.stratogeo.com

Commenter cet article

Melissa_bel 23/07/2006 11:42

Malheureusement, je crois qu'il n'y a pas d'alternative pour le moment. Barroso ne rigolait pas quand il disait qu'il n'y avait pas de Plan B. Même si j'ai une réelle sympathie pour 'Non » constructif. L'idée même que l'on puisse rediscuter des termes ou carrément refaire tout le texte était vraiment naïf!

Primo: la Constitution est un texte de compromis entre pays qui ont des visions et ambitions différentes voire contradictoires pour l'UE. Et les textes de compromis somt très rarement ambitieux. Et la, je parle en habituée, vu que je suis Belge et que nous sommes les rois du compromis. C'est comme ça que nos trois communautés arrivent a vivre ensemble sans trop de problèmes.

Secundo: Les aspirations du « non » sont elles aussi contradictoires. Il y un non de gauche, voire d'extreme-gauche qui n'a rien a voir avec le « non » nationaliste ou d'extrême-droite. Le « oui » est un front plus uni.

Pauline Prodhome 23/07/2006 15:05

Je suis assez d'accord avec toi en fait. Certains groupes de réflexion travaillent à larédaction d'un texte... Mais que vaudra-t'il si il est rédigé par des penseurs extérieurs à l'administration Européenne et non issu d'un consensus entre les Etats ? Je croie aussi que c'est impossible, mais d'autres diront peut-être qu'il reste une chance...Alors, qu'est-ce que cela apporte comme conclusion ? Etait-ce une erreur que de voter non ou alors est-ce la preuve que c'est peine perdue que de vouloir faire un compromis des orientations économoques, sociales, voir diplomatiques des pays européens. Faut-il reprendre l'Europe à sa base même ou bien laisser le projet continuer tel qu'il est, à s'enfoncer dans l'inaction et l'impuissance ?Le consensus n'est-il pas une façon de faire l'autruche devant les problèmes ? Est-ce que ça peut continuer comme ça infiniment ? On confond trop souvent en France Union Européenne et influence impérialiste ; en acceptant l'Europe à condition qu'elle soit le strict prolongement de nos valeurs. Mais que vaut cette théorie face à l'Allemagne ou à la Grande Bretagne ? Doit-on refuser l'idée même d'une Europe qui brise nos "exceptions françaises" (oposition diplomatique à la puissance américaine, libéralisme social, patriotisme, laïcité...) ou bien accepter ce changement radical et la baisse d'influence de notre pays ? Entre nostalgie de notre puissance passée et désir Européen, le coeur des Français hésite et se perd...Je pose toutes ces questions car selon moi elles sont les véritables raisons et prolongements du NON français au traité constitutionnel. Mais cela reste des questions, dont je n'arrive pas à trouver de réponse satisfaisante. Je ne sais plus si croire en l'Europe, et en quelle Europe (celle des fantasmes ou des réalités), si l'enterrer ou continuer à y croire... Si quelqun a une réponse, ou des pistes de réflexions, ça m'interesse vraiment !