La politique étrangère de la France depuis 1945, Frédéric Bozo [Fiche, Livre, Histoire, Stratégie]

Publié le par Pauline Prodhome

Frédéric Bozo est un ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, agrégé d’histoire et diplômé de l’Institut d’Etudes Politiques de Paris. Il est actuellement professeur d’histoire des relations internationales à l’université de Nantes depuis 1998 et Charge de recherche à l'IFRI depuis 1988. Il travaille notamment sur les questions de sécurité, particulièrement en Europe, et sur les relations transatlantiques. L’auteur possède donc une réelle connaissance des relations internationales, même si celles-ci se placent dans un cadre essentiellement universitaire. Son livre traite de la politique étrangère de la France, de 1945 à 1997, d’une manière chronologique en s’attachant à l’étude du rôle des différents gouvernements et présidents français. La citation du général de Gaulle, placée en première phrase d’introduction de l’ouvrage, résume parfaitement la problématique ainsi que le parti pris de l’auteur. « C’est parce que nous ne sommes plus une grande puissance qu’il nous faut une grande politique, pace que, si nous n’avons pas une grande politique, comme nous ne sommes plus une grande puissance, nous ne serons plus rien. » Après avoir, dans une première partie, résumé la thèse de l’auteur, il est intéressant de la critiquer et enfin de l’actualiser pour tenter de savoir si la politique étrangère de la France s’inscrit réellement et durablement dans cette problématique ambitieuse.

L’auteur a choisi une étude chronologique de la politique étrangère française en quatre temps. Cette organisation est partie prenante du raisonnement qu’il tente de nous communiquer ; c’est pourquoi nous suivrons la même organisation que lui pour refléter sa pensée.  

 

La période qui s’écoule de 1945 à 1958 est intitulée « le temps des frustrations » par le fait que la France, au sortir de la seconde guerre mondiale, n’est plus une puissance et se trouve dépendante des Etats-Unis. Ainsi, la politique étrangère de De Gaulle est d’obtenir sa reconnaissance internationale par les Alliés, en participant aux grandes conférences de paix. Après le départ de De Gaulle,  Bidault va continuer la politique gaullienne d’équilibre entre l’Est et l’Ouest. Pourtant, à partir du printemps 1947 et surtout grâce au plan Marshall annoncé le 5 juin 1947 et accepté à la conférence de Paris, la France passe  définitivement à l’Ouest. Avec ce changement de position, la France passe d’une politique stricte à une politique d’intégration de l’Allemagne de l’Ouest en 1948. Dans ce cadre, le pacte atlantique est signé à Washington le 4 avril 1949 tandis que le discours Schuman lance la construction européenne sous l’emblème de la réconciliation franco-allemande le 9 mai 1950. « L’impuissance française » dans un contexte de guerre froide naissante et de division des partis sur les grandes questions internationales est caractéristique durant la période de 1951 à 1958. Ainsi, le projet de CED annoncé en 1952 et largement soutenu par les américains pour permettre le réarmement allemand, échouera en 1954 tandis que l’aide américaine s’avère de plus en plus nécessaire pour régler le problème de la guerre d’Indochine.  Le début de la crise algérienne enfin fait tomber le gouvernement de Pierre Mendés France tandis que la honteuse défaite diplomatique de la France lors de la crise de Suez marque l’impuissance française à résoudre ses problèmes et à affirmer son rôle de puissance. Ceci explique le retour du général De Gaulle sur le devant de la scène politique.

Le temps de la présidence du général De Gaulle, de 1958 à 1969, quant à lui, est caractérisé comme étant celui de « la contestation de l’ordre établi ». Ainsi, le Général investit par l’Assemblée nationale le 1° juin 1958 marque donc une rupture fondamentale en politique étrangère. D’abord, par la création de la V° République, il effectue un rééquilibrage du pouvoir en faveur de l’exécutif dans le but de permettre une plus grande continuité gouvernementale ainsi qu’une certaine cohérence dans la politique étrangère française. Ensuite, le nouveau président résout le problème algérien et abandonne « l’hypothèque coloniale » qui fragilise la France à l’international. D’autre part, son refus de la dépendance face aux anglo-saxons caractérise cette période avec, d’abord « la diplomatie du mémorandum », puis une volonté affirmée d’indépendance stratégique et nucléaire. Cet objectif guide De Gaulle « vers une autre politique » en renforçant les relations franco-allemandes dans un cadre européen  qui aboutit, le 19 octobre 1961 au « Plan Fouchet ». Ces choix stratégiques mettent « l’ouest au défi » de 1962 à 1965. Les deux objectifs gaulliens principaux, l’indépendance nucléaire et le désir d’une Europe émancipée des Etats-Unis caractérisée par le traité de l’Elysée, se trouvent alors relativement mêlés. Ces deux désirs constituent un défi pour les Anglo-saxons qui réussissent à mettre en échec la politique gaullienne en Europe. De Gaulle s’oriente alors dans la recherche du dialogue Est-Ouest, « vers le dépassement des blocs ». Cela se caractérise par une ouverture à l’URSS et une affirmation du rayonnement français dans le tiers monde. Sur les bases de cette politique, De Gaulle est réélu président de la République  le 19 décembre 1965. Ce second mandat marque « l’apogée d’une grande politique » caractérisée par l’indépendance nucléaire depuis 1964, la mise en échec de la logique fédérale de l’Europe, le retrait de l’OTAN le 1° avril 1967 ainsi que les visites du président dans plusieurs Etats d’URSS et du tiers monde et une politique arabe au Moyen-Orient lors de la guerre des Six jours. La crise de mais 1968 marque pourtant la lassitude du peuple français face à la priorité gaullienne à la politique extérieure du pays et conduira, à la suite du statut quo diplomatique des derniers mois, à la démission du président le28 avril 1969.

 Jusqu’en1981, il est alors question de « la gestion de l’héritage » gaulliste. De 1969 à 1974, Georges Pompidou se pose en héritier du général et fait « le choix de la continuité » malgré quelques contrastes de forme. Ainsi, les relations franco-américaines se trouvent rétablies alors que Pompidou développe en parallèle les relations franco-soviétiques en rejetant néanmoins toute approche qui conduirait à figer l’ordre des blocs. D’autre part, la relance européenne constitue le principal objectif du président pour lutter contre l’isolement français. Il accepte ainsi l’entrée de la Grande Bretagne  mais en limitant toujours une éventuelle dérive supranationale. Pourtant 1972 apparaît comme un tournant en matière européenne avec la mise en place d’une politique économique et monétaire au sommet de Paris. La crise économique qui suit, après la faillite du système de Bretton Woods qui a mis en évidence la puissance économique et monétaire de l’Allemagne, fait de 1973 « l’année de l’Europe », où plutôt, l’année de fracture de l’Europe. La France entre alors en contradiction avec Washington et se trouve en même temps marginalisée par l’Ostpolitik de W. Brandt. Le paroxysme de ces tensions et de l’isolement français se retrouve dans la guerre d’Octobre 1973 au Moyen-Orient. Après la mort du successeur de De Gaulle, l’élection de Valéry Giscard d’Estaing pose la question de « l’éducation d’un président » qui se caractérise comme étant « libéral, centriste et européen ». Le nouveau président va pourtant jouer le jeu de la continuité dans les grands domaines de la diplomatie française. Durant cette période d’apogée de la détente, il continue ainsi la politique de rejet des blocs, en semblant même prêt à aller plus loin que ses prédécesseurs à l’ouverture vers l’Est tout en rétablissant les contacts franco-américains dans le cadre de l’OTAN comme le montre la déclaration d’Ottawa en juin 1974. La relance de l’Europe, quant à elle, est l’objectif phare du président dans un cadre institutionnel en instaurant le Conseil européen. Le Sud est un autre objectif avec l’idée lancée en octobre 1974 d’un dialogue tripartite sur l’énergie, mais aussi la recherche d’exclusivité française sur le « pré carré » africain et l’affirmation de la politique arabe. Enfin, les dernières années du septennat coïncide avec une dégradation des rapports Est-Ouest qui met la France dans une position délicate dont le président arrive pourtant à sortir victorieux puisque, selon ses propres mots, la France est « reconnue, à l’Est comme à l’Ouest, comme une puissance indépendante et responsable ». 

 

Après le triomphe de François Mitterrand, socialiste et grand adversaire de De Gaulle, le 10 mai 1981, et jusqu’en 1997, se posera la question de « la fin de la guerre froide et après ? ». Pendant deux ans F. Mitterrand s’affiche comme le grand allié des Etats-Unis mais il maintient pourtant les relations avec l’URSS et s’oppose à Reagan sur certains sujets phares. De même, les rapports avec l’Afrique et le Moyen-Orient ne changent pas même si il renoue les liens avec Tel-Aviv. Après 1983 le président se tourne vers Moscou et vers l’Allemagne de Helmut Kohl, dans le cadre de l’Europe, pour faire contrepoids avec les Etats-Unis. C’est dans ce cadre que se met en place la perspective de marché unique européen. La période de cohabitation entamée en mars 1986 crée une situation inédite avec un partage des responsabilités entre le gouvernement et le président de la République, réaffirmant néanmoins « la prééminence présidentielle ».  Le contexte international de « la fin de l’ordre de Yalta » de 1988 à 1995 met en avant de nouveaux problèmes alors que le second septennat de Mitterrand s’ouvrait sur le thème de la continuité. Celui de la réunification allemande d’abord inquiète le président qui fait en sorte que celle-ci se passe dans un contexte d’unification européenne. Le « nouvel ordre international » qui se met en place est aussi un facteur de troubles dans la politique étrangère française qui ne sait plus quelle orientation prendre lors de la guerre du Golfe où elle se trouve bloquée entre son alliance avec les Etats-Unis et sa politique arabe et se retrouve marginalisée face à l’ « hyper-puissance » américaine, mais aussi durant « le drame yougoslave » où Paris na parvient pas a affirmer sa position face à l’Allemagne. Durant la seconde période de cohabitation, tandis que la situation en Yougoslavie se détériore, l’Union Européenne se forme et devient progressivement « le pilier de l’Alliance atlantique en Europe ». L’auteur enfin termine son ouvrage par les deux premières années de mandat de Jacques Chirac qui est marquée par une volonté de rompre avec le passé en politique étrangère. Ainsi, il souhaite redonner sa place à la France dans l’OTAN ainsi que dans l’Europe pour aller contre le « leadership américain » avec la reprise du grand principe gaullien de réaffirmation de la puissance française dans l’ensemble occidental. En dehors du bloc occidental, la politique de J. Chirac, notamment en Afrique et au Moyen-Orient s’installe pourtant dans la continuité de ses prédécesseurs.

 

 

 

La pensée de F. Bozo ainsi que l’organisation de son ouvrage est donc relativement axée autour du général De Gaulle. Il est intéressant de mettre en valeur les partis pris qui apparaissent dans  ce livre et de les critiquer dans le but de savoir à quel degré cette thèse doit être acceptée, mais aussi de l’actualiser pour voir si la politique étrangère française s’inscrit toujours dans la même perspective.

 

Tout d’abord, l’auteur a fondé son ouvrage sur certains principes qui se doivent d’être analysés. Tout d’abord, il semble attribuer un rôle quasi-hégémonique aux présidents sur la politique étrangère française sous la V° République. Si il est vrai que la constitution créée par De Gaulle met en place un conflit entre le ministre des affaires étrangères et le président de la république et que le charisme du général a fondé une préférence présidentielle, il faut pourtant relativiser cette thèse. Dans cette perspective, il est important de noter le poids des organisations internationales dans la politique étrangère française et surtout ONG qui ne sont citées nulle part dans l’ouvrage de F. Bozo. Il faut donc peut-être prendre en compte les paroles de Hubert Vedrine, ancien ministre des affaires étrangères, proche de François Mitterrand lorsqu’il affirme « Je travaille à une politique étrangère nouvelle et ambitieuse, mais pleinement réaliste et qui, à ce titre, prend en compte toutes les réalités d’aujourd’hui, les faits comme les convictions : l’économie globale de marché et d’information, les nouveaux acteurs internationaux, le poids des médias, des ONG et des opinions […] ». Les services du ministère des Affaires étrangères coordonnent ainsi les interventions des organismes institutionnels français tels que la Sécurité civile, le SAMU mondial, et le Service de santé des Armées. Les crédits réservés à ces actions ont été de 9,3 millions d’euros en 2001. Sur ce total, 4,12 millions d’euros sont versés sous forme de subventions aux ONG françaises opérant à l’étranger. Dans ce domaine, la France apporte également son soutien aux activités des organisations multilatérales. D’autre part, l’auteur insiste fortement rôle du général De Gaulle sur l’indépendance française, à tel point qu’il semble être le seul a avoir eu une réelle aspiration pour la France. Cette position, certes justifiée, mérite aussi d’être relativisée puisque, si le général a eu une réelle vision de la France et a donné un modèle d’orientation de la politique étrangère française, il faut prendre des distances avec son action et ainsi, par exemple, nuancer sa politique d’indépendance vis-à-vis des Etats-Unis. Il n’est pas sûr que le retrait de la France du commandement armé de l’OTAN ait été une réelle réussite, et non plutôt un constat d’échec a faire entendre la voix française dans l’organisation. Il faut ajouter que, si la France des années 1960 a pris ses distances avec les Etats-Unis, l’auteur n’insiste pas assez sur le fait qu’elle soit tout de même restée l’un de ses principaux alliers en Europe occidentale. De plus, d’autres hommes politiques tels que Jacques Chirac ou bien François Mitterrand lors du drame Yougoslave ont eu une idée originale de la politique étrangère française et, bien que la France s’inscrit dans une continuité de recherche d’équilibre des puissances, il serait abusif de prétendre que les présidents se sont contentés de « gérer l’héritage » gaullien. De la question de du déséquilibre né de la fin la guerre froide enfin, il faut le remettre dans le contexte international et préciser que la France n’est pas, loin de là, le seul pays a avoir eu des craintes à propos de la fin des blocs. L’Allemagne de l’Ouest elle-même a regardé avec une certaine inquiétude les allemands de l’Est les rejoindre. Les problèmes économiques actuels de l’Allemagne sont d’ailleurs nés de la confrontation entre les deux systèmes économiques allemands. François Mitterrand durant cette période n’a pas, comme l’a précisé Frédéric Bozo, cherché a empêcher le processus de réunification allemande, mais s’est placé en position d’infériorité face à la reformation de l’ancienne puissance. L’auteur ne dit mot de ce problème. On peut donc dire que les principales critiques de cet ouvrage sont des problèmes d’oublis et de partis pris. Pourtant, ils ne sont pas très nombreux et sont surtout attachés à des détails d’interprétation des évènements. En cela, il ne peuvent pas discréditer cette œuvre qui constitue donc un excellant manuel pour juger de la politique étrangère française de 1945 à 1997. 

 

Depuis 1997, et surtout depuis les évènements du 11 septembre 2001 qui a accéléré le processus d’extension de la puissance américaine avec comme justification la lutte contre le terrorisme, il est intéressant d’étudier les éventuelles variations de la politique étrangère française. Dans ses relations avec les grandes puissances mondiales d’abord, la France semble avoir conservé une certaine indépendance. En effet, malgré un certain rapprochement avec les Etats-Unis durant la période de cohabitation, la France a conservée sa politique à l’Est et sait en jouer pour lutter contre la vision unipolaire du monde tenue par les Etats-Unis. La reprise des essais nucléaires par Jacques Chirac et la réforme du service militaire semblent aller dans ce sens. D’autre part, la France entretient des relations privilégiées avec la Russie, mais aussi la Chine dans le fait qu’elle ne respecte pas et souhaite annuler l’embargo sur les armes qui a été décidé par Washington. La relance de l’Europe, quand a elle, est la source d’une évolution dans la politique étrangère française puisque, avec le traité de Nice de décembre 2000 et sa révision par l’actuel traité constitutionnel créé pas Valéry Giscard d’Estaing, signé par les Etats membres en 2004 et en cours de ratification mais aussi l’élection du parlement européen par les 25 pays de l’Union Européenne, l’Europe, avec l’accord de la France, se dirige vers une plus grande supranationalité. Pourtant, si la France accepte une Europe forte, elle semble rejeter l’idée d’une Europe atlantiste pourtant amorcée par l’élargissement du 1° mai 2004 avec les dix nouveaux pays membres de l’ex-URSS. Ainsi, la France se rapproche d’avantage de l’Allemagne et ces deux pays sont désormais « les mauvais élèves » de l’Europe puisque leur déficit budgétaire est supérieur a la limite fixée, mais aussi qu’ils n’ont pas, comme la majorité des pays, soutenu l’intervention américaine en Irak. La réforme de la politique africaine ensuite témoigne d'une capacité d'évolution française. Le ministre Jean-François Lionnet en présente les postulats : "Alors que les gouvernements français ont fait la même politique africaine de 1960 à 1997, Lionel Jospin, Hubert Vedrine et Jean-Charles Josselin, en accord avec le président de la République, l'adaptent à la nouvelle situation du continent. Désormais, la politique africaine de la France considère l'Afrique dans sa globalité et envisage la France dans toutes ses composantes […] ». Pour établir entre l'une et l'autre une relation rajeunie et rééquilibrée, la France remodèle les institutions et les modes d'intervention civils et militaires de la coopération. En 2003, le développement de l'Afrique est pourtant resté une priorité de la politique étrangère française puisque la part de l'aide bilatérale à l'Afrique subsaharienne est aussi passée de 49% en 2002 à 57% en 2003. Plusieurs problèmes se sont pourtant posés à la France pourtant comme le montrent les conflits en Côte d’Ivoire.  Pour ce qui est de la politique arabe de la France enfin, la France a maintenu ses principes sans se laisser influencer par les Etats-Unis comme on l’a vu lors de la guerre en Irak. Pourtant, celle-ci se trouve dépassée par l’hyper-puissance américaine qui a décidé de faire du Moyen-Orient sa zone privilégiée. La politique étrangère, malgré quelques évolutions de fait, reste donc fondée sur le même principe, qui veut faire passer cette puissance moyenne pour une Grande puissance ; grâce à une politique d’indépendance

 

 

En conclusion, on peut dire que l’ouvrage de Frédéric Bozo, en plus des éléments d’histoire qu’il apporte,  permet de mettre en valeur les grands traits de la politique étrangère française. Ainsi, malgré le fait qu’il soit sous-tendu par un certain parti pris gaullien, il constitue un ouvrage majeur dans l’étude des relations internationales depuis 1945. La principale critique qu’on pourrait donc lui avancer est le fait qu’il n’ai pas été actualisé depuis 1997 et qu’il ne mettre pas en perspective la place de la France depuis les évènements du 11 septembre 2001 et de la « seconde guerre du Golfe ». Mais peut-être cela viendra t’il lorsque la France aura déterminé avec précision sa ligne de conduite en politique étrangère pour le siècle qui s’annonce…


 

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